Les profils travaillant dans le désamiantage peuvent en témoigner : il ne s’agit pas d’un job comme les autres. On ne parle pas de déplacer de simples gravats, mais de manipuler une matière invisible et potentiellement mortelle. Gardez à l’esprit qu’une seule fibre inhalée peut changer une vie de façon dramatique malheureusement. Mais alors, comment gérer cela au quotidien ? Tout simplement en suivant la bonne formation et en faisant preuve de rigueur.
Pour que les équipes et l’environnement soient protégés de façon optimale, il faut maîtriser des protocoles stricts et utiliser un matériel qui ne laisse rien passer.
La sécurité commence par des équipements normés et certifiés
À l’image du port du masque, dans le cadre d’un chantier de désamiantage, le choix du contenant dans lequel acheminer l’amiante est très important. Peut-être ne le saviez-vous pas encore, mais les sacs utilisés, connus sous le nom de “Big Bag”, doivent répondre à des normes internationales bien spécifiques. Inutile de tergiverser avec l’étanchéité en effet. Les sacs doivent répondre à des normes strictes. C’est la raison pour laquelle ils arborent le logo “A” signalant la présence d’amiante, afin de répondre aux exigences de conformité vis-à-vis de la réglementation ADR pour le transport de matières dangereuses.
D’un point de vue technique, les contenants possèdent une double paroi ou une sache interne, ce qui garantit que les poussières sont conservées dans un confinement total. Il est d’ailleurs possible de consulter les caractéristiques techniques des solutions de stockage pour en savoir plus sur la résistance et sur le niveau de protection requis concernant ces opérations sensibles. Gardez ce fait à l’esprit : un sac qui craque est une zone qui se contamine.
L’approximation n’a aucunement sa place dans ce genre de profession.
La formation pour mieux maîtriser les gestes qui protègent
De nombreux professionnels se posent la question suivante : pourquoi passer des heures en formation alors que l’on connaît déjà le métier ? Nous répondons à cette question en affirmant que les risques évoluent ainsi que les normes. Un professionnel digne de ce nom doit être à même de manipuler les déchets sans jamais créer de nuages de poussière. En formation, la mécanique des fluides et la résistance aux matériaux de conditionnement sont enseignées. On y apprend par exemple, comment éviter la surcharge d’un sac afin que ce dernier ne dépasse pas sa charge maximale utile.
Voici les points qu’un professionnel doit impérativement maîtriser après sa formation :
- l’inspection de l’intégrité du sac avant son usage ;
- les techniques de fermeture hermétique ;
- l’étiquetage obligatoire en fonction de la classe de danger.
Enfin, il est question de la gestion des procédures de décontamination en sortie de zone.
Au-delà de la technique, la responsabilité humaine
Dans le milieu du désamiantage, la formation professionnelle revient à transformer un ouvrier en un expert de la prévention. Ce dernier n’est pas seulement là pour nettoyer, il est aussi là pour sécuriser l’avenir des bâtiments ainsi que de ceux qui les occupent. C’est la raison pour laquelle il est impératif d’utiliser des sacs certifiés, car ces derniers sont conformes vis-à-vis de la loi. Cela revient en plus, à respecter la vie de ses collègues de travail, ainsi que celle du chauffeur qui transporte les déchets sur la route.
Ne vous y trompez pas, un professionnel bien formé est une personne ayant connaissance et conscience de chaque geste qui compte, au moment de la pose du premier film de protection jusqu’au chargement final du camion.





